Voyageurs

Nouvelle méthode de mesure de la fréquentation

Les chiffres de ce rapport s’inscrivent dans le cadre d’une évolution de la méthode utilisée par la SNCB pour mesurer la fréquentation de ses trains.

Pour réaliser la mesure, la SNCB se basait jusqu’ici en grande partie sur des estimations théoriques et forfaitaires d’utilisation, notamment pour les abonnements. Cette approche permettait de suivre les évolutions au fil des ans et d’adapter l’offre et les services le cas échéant, mais elle ne reflétait plus suffisamment les habitudes de déplacement réelles et actuelles.

Ces dernières années, les comportements de mobilité ont en effet fortement évolué avec l’instauration plus généralisée du télétravail. Avant la crise sanitaire liée au Covid-19, seuls 40 % des abonnés domicile-travail avaient droit au télétravail et ce en moyenne un jour par semaine. Aujourd’hui, plus de 70 % des abonnés peuvent télétravailler et la majorité d’entre eux y a droit à raison de trois jours par semaine.

En parallèle, les canaux de vente digitaux se sont fortement développés et de nouvelles formules d’abonnement plus flexibles et activables ont été introduites.

Dans ce contexte, la SNCB a affiné de plus en plus sa méthode de mesure de la fréquentation. Le système de calcul historique, conçu pour des abonnements à temps plein et fondé sur un nombre forfaitaire de trajets par abonné n’est plus représentatif. La méthode affinée s’appuie davantage sur les possibilités offertes par les évolutions technologiques récentes, notamment la digitalisation accrue de la vente des titres de transport et l’activation des titres de transport digitaux. Un abonnement flexible, par exemple, doit être activé par le voyageur avant le voyage, ce qui permet d’obtenir des données beaucoup plus précises.

Le modèle de calcul permet notamment de mieux mesurer combien de voyageurs empruntent quel train, avec quel type de titre de transport et entre quelles gares. Il offre donc une vision plus fine des flux, avec une identification des destinations, des segments de clientèle (domicile-travail, école, loisirs) ainsi que la distinction entre trajets directs et avec correspondance.

La SNCB continuera à compléter cette méthode par des comptages physiques, des enquêtes auprès des voyageurs et le recours à des solutions technologiques supplémentaires afin d’affiner toujours plus son modèle et ses estimations.